SCEA Abbaye
Saint Pierre de Lacour

Mas-Grenier · Tarn-et-Garonne · Occitanie

Une ferme dans l'enclos
d'une abbaye bénédictine

Variétés fruitières anciennes, potager clos, plantes aromatiques, ruches et cultures de plein champ. La récolte pousse à quelques pas de l'atelier qui la conserve, et le tout tient lieu de conditions réelles pour la recherche agricole.

La cour du cloître, en janvier. Les corps de bâtiment en brique du XVIIIe siècle, la galerie à arcades et le cyprès.

Depuis plus de mille ans, ce lieu relie la terre, l'eau et la table. La SCEA Abbaye Saint Pierre de Lacour y cultive aujourd'hui une ferme certifiée biologique, volontairement diversifiée : des fruits anciens que le commerce a laissés, des légumes derrière les murs, des plantes cueillies à l'heure juste, et un atelier pour ne pas perdre ce que la saison donne.

12hectares cultivés
100+variétés fruitières anciennes
72espèces nommées au certificat bio
10colonies d'abeilles
65m² d'atelier de transformation

« Tunc vere monachi sunt, si labore manuum suarum vivunt. »

Ils sont vraiment moines lorsqu'ils vivent du travail de leurs mains. — Règle de saint Benoît, chapitre 48

Le travail

Six travaux sur douze hectares

Chacun décrit par ce qui pousse, variété par variété, et par ce qu'il en advient.

Vue aérienne du verger de conservation, ses rangs dessinant des arcs concentriques en forme de coquille Saint-Jacques.

Verger et variétés anciennes

Des cerises d'Itxassou, des poires Cuisse Madame, des pommes aux noms basques. Plus de cent variétés du Sud-Ouest, plantées en coquille et en croix, dans l'un des trente-cinq vergers conservatoires du Conservatoire Végétal Régional d'Aquitaine.

Le verger
Longs rangs de haricots, poireaux et blettes dans le potager clos de l'abbaye, le mur d'enclos et le verger au-delà.

Le potager

Vingt légumes derrière un mur du XVIIIe siècle qui restitue la nuit la chaleur du jour. Haricots sur rames, poireaux au cordeau, courges laissées courir. Tout y est semé, repiqué et récolté à la main.

Le potager
Thym sauvage en pleine floraison, tapis dense de petites fleurs mauves.

Plantes médicinales et aromatiques

Du safran cueilli à l'aube : cent cinquante fleurs pour un gramme. Camomille, mélisse, échinacée, monarde, bleuet — vingt-deux espèces, et un séchoir basse température où se décide ce qu'il restera de la cueillette.

Les plantes
Les terres ouvertes de la ferme vues du ciel, bordées de haies et d'alignements d'arbres.

Champs et prairies

Du sarrasin, qui couvre le sol assez vite pour se passer de désherbage et nourrit les abeilles en août. Du petit épeautre, l'un des premiers blés cultivés. Des légumineuses, qui laissent au sol l'azote dont les céréales auront besoin.

Les champs
Ruches installées en lisière du verger.

Les abeilles

Dix colonies en lisière du verger : sept reines occitanes, trois carnioliennes d'Autriche. Même miellée, deux tempéraments, et une année qui va de l'amandier de février au lierre d'octobre.

Les abeilles
La cuisine professionnelle de l'atelier : piano gaz et four à convection sous une hotte d'extraction inox.

L'atelier

Soixante-cinq mètres carrés sous voûtes de brique : autoclave, cuiseur gaz, four vapeur, séchoir à fruits, chambres froides. On y garde ce que le verger et le jardin donnent plus vite qu'on ne peut le vendre frais.

L'atelier

Pourquoi un atelier

Beaucoup de ces variétés supportent mal le transport. Une pêche sanguine se tient deux jours. Les vieilles pommes tendres se marquent aisément. C'est pour cette raison qu'elles ont quitté le commerce, et pour la même raison que l'atelier n'est pas ici une activité annexe : sans lui, une part du verger resterait sans emploi.

Garder la récolte est un travail ancien dans les maisons bénédictines. La Règle, au chapitre 31, confie au cellérier le soin des réserves et lui demande de tenir les vases du monastère comme les vases sacrés de l'autel. Le bâtiment C — voûtes de brique, cuisine professionnelle, chambres froides, le jardin du cloître devant la porte — est l'endroit où ce domaine s'en acquitte.

Dans l'atelier Les variétés

Vieux arbres en fleur sur fond de ciel bleu de printemps.
Avril sur le domaine. Vingt-six espèces fruitières y fleurissent entre février et octobre.

La ferme et la recherche

La plupart des technologies agricoles sont mises au point en station : une culture, des parcelles rectangulaires et plates, une instrumentation généreuse, un budget qui absorbe l'échec. Peu le sont sur douze hectares comptant six ateliers, des rangs de verger courbes, des haies en travers, et une personne qui décide un mardi matin s'il faut irriguer.

Ce que la ferme met à disposition est concret : la fibre jusqu'au domaine, l'électricité distribuée aux parcelles, six systèmes de culture à quelques minutes de marche, un suivi parcellaire tenu au niveau exigé par la certification. Et un compte rendu exact de ce qui s'est passé, y compris lorsqu'un essai ne donne rien.

Trois façons de venir

Le domaine se visite sur rendez-vous, se loue pour un séjour, et s'ouvre aux essais de terrain. Écrivez avant de venir : de mai à septembre, nous sommes pour la plupart aux champs ou à l'atelier.

Le domaine de l'Abbaye Saint-Pierre